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Le 20 juillet 2016, la voie Georges Pompidou a été fermée en l’occasion de Paris Plage, l’animation estivale organisée depuis plusieurs années. Alors que les parisiens s’attendaient à une réouverture le 21 août, les 3,3km reliant le tunnel des Tuileries au tunnel Henri IV sont restés fermés. Le conseil municipal a voté le 26 septembre et s’est prononcé en faveur d’Anne Hidalgo, maire de la capitale. La piétonisation de la rive droite de la Seine est donc officielle depuis le 18 octobre.

Une décision lourde de conséquence pour les automobilistes

Les automobilistes s’accommodaient d’une fermeture aux vacances d’été. Mais au-delà, ils ont du mal à contenir leur incompréhension et leur énervement. A l’origine, ces voies étaient ouvertes afin de fluidifier le trafic parisien. Mais la municipalité semble l’oublier et fait machine arrière. Certains contestent cette obligation de faire des trajets de plus d’une heure alors qu’il ne fallait que 20 minutes de route, il y a encore quelques mois. Au lieu de passer par les quais, les automobilistes doivent emprunter le boulevard Saint-Germain ou encore la rue Réaumur. Un détour cher payé en temps comme en carburant car les bouchons sont monnaie courante sur cet axe.

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© Le Parisien

Un avantage pour les piétons ?

Rien ne peut le confirmer mais il est probable que cette piétonisation améliore la qualité de l’air. Il faudra que l’association Airparif entame des études d’impact environnemental pour pouvoir se prononcer. Rappelons que ces fameuses berges sont inscrites au patrimoine de l’UNESCO.  La valorisation patrimoniale figure d’ailleurs dans les arguments ayant motivé cette motion aisément adoptée. L’interdiction de la circulation automobile favorise les modes de transport actifs comme la marche ou le cyclisme. Vu sous cet angle, la décision peut être considérée comme avantageuse pour les piétons.

Des incidences importantes sur la circulation

La voie Georges Pompidou était empruntée par environ 43 000 véhicules par jour. L’opposition a bien évoqué cet argument au moment après avoir mené une enquête de leur côté. Le rapport déposé soulève les risques d’un engorgement du trafic. L’opposition et les automobilistes s’insurgent. Ces voies ont toujours été un axe clé, reliant la capitale à ses banlieues. Rien que les trois premières semaines de septembre, entre 13% et 73% de hausse du trafic –en fonction des heures- ont été enregistrées sur les quais hauts suite à la fermeture de la voie Georges Pompidou. La préfecture a concédé à un « essai » de six mois avant que la décision de piétonisation ne soit irréversible. Affaire à suivre, donc.